• Richard Michaud

Les « BigTech Firms » et les banques, un piège de Thucydide ?

L'Actu Fin[Tech]

RICHARD MICHAUD et STEVE YOMI

15 mai 2020

« La montée en puissance des BigTech au sein du secteur financier met en danger l’hégémonie du modèle de la banque traditionnelle »


Introduction

Le secteur des services financiers est en constante évolution. Qui aurait cru il y a 10 ans de cela qu’une banque accessible uniquement à distance comptabiliserait plus de 2 millions de clients en France ? [1] Qui aurait cru il y a 5 ans que Facebook se positionnerait en acteur du secteur financier[2] ? Qui aurait cru que les « BigTech Firms » (« BigTech » dans la suite de ce papier) constitueraient une menace sérieuse face aux acteurs traditionnels de la banque ?


Pourtant c’est ce qui passe sous nos yeux. Pour rappel, les BigTech[3] sont des entreprises d’envergure mondiale, dotées d’importantes plateformes technologiques. Il s’agit d’entreprises telles que Facebook, Amazon, Google, Alibaba, etc. Pour la plupart, leurs tailles et leurs capitalisations sont comparables voire supérieures à celles des plus grandes institutions financières systémiques (G-SIFIs). Cette dernière décennie, elles ont toutes connu une croissance fulgurante qui leur a servi de levier pour se développer au sein du secteur financier.


Cette montée en puissance des BigTech au sein du secteur financier met en danger l’hégémonie du modèle de la banque traditionnelle. En effet, les services financiers proposés par les BigTech permettent de répondre de manière plus flexible, rapide et à moindre coûts aux besoins des consommateurs modernes. Par ailleurs, la crise du COVID-19 que nous vivons renforce la pertinence d’offres 100% digitales, plus agiles et flexibles.

Ces entreprises disposent de trois principales armes pertinentes pour un développement rapide dans les services financiers : une clientèle établie, une expertise technologique avancée notamment pour l’analyse et l’exploitation des données, et une forte capacité à générer des économies d’échelle grâce à leurs plateformes numériques déjà en place.


Cette rapide montée en puissance des BigTech au sein du secteur financier crée une situation assimilable à un piège de Thucydide[4].


Dans ce papier, nous présentons la valeur ajoutée des BigTech au sein du secteur financier. Ensuite, nous évoquons brièvement la stratégie adoptée par les BigTech face aux banques traditionnelles. Enfin nous présentons les enjeux en termes de risques pour le système financier et le rôle attendu de la part des superviseurs et des régulateurs.



La valeur ajoutée des BigTech au sein du secteur financier


Les possibilités d’exploitation et de monétisation de nouvelles sources de données traditionnellement réservées aux banques est la raison principale qui pousse les BigTech à se déployer au sein du secteur financier, secteur pourtant moins rentable que leur activité principale en termes de return on equity (ROE) :

La mobilisation des techniques d’exploitation de données (Big Data, Data Analytics, Machine learning, Intelligence artificielle) maitrisées par les BigTech est de nature à chambouler le secteur des services financiers. Ces entreprises technologiques sont capables de proposer des services financiers plus adaptés aux besoins de leur clientèle en s’appuyant sur leurs capacités d’analyse et d’exploitation des données clients.

« L’activité des BigTech au sein du secteur financier s’est fortement accrue grâce à leur capacité à proposer des services financiers innovants, diversifiés et adaptés »

Il y a 10 ans de cela, aucune BigTech n’envisageait développer une activité au sein du secteur financier. Trois rationnels essentiels justifient ce changement de stratégie :

- Une forme de maturité atteinte sur les activités « core ».

- Une volonté de diversification des revenus sur un secteur qui offre des perspectives intéressantes.

- Une volonté de compléter leurs bases de données clients et de fidéliser leurs clients actuels via la proposition de toujours plus de services.


Ces dernières années, l’activité des BigTech au sein du secteur financier s’est fortement accrue grâce à leur capacité à proposer des services financiers innovants, diversifiés et adaptés. Cela est notamment le cas en Chine, où la capitalisation des BigTech est comparable à celle des institutions financières majeures, et au sein des pays émergents où les BigTech profitent de leur notoriété auprès de leur base clients.

A ce jour, les BigTech proposent une cinquantaine de services financiers. Les principales offres de services sont détaillées ci-dessous :

Les BigTech proposent quatre principaux services à leurs clients :

- Moyen de paiements alternatifs

- Services de crédit

- Services d’assurance

- Gestion d’actifs

Dans cet article, nous proposons un focus sur les deux offres majeures à ce jour, que sont les services de paiement et de crédit.

- Services de paiement :

« les services de paiement représentent la principale gamme d’offre des BigTech »

Les services de paiement (virement, prélèvement, carte bleue, chèque) ont longtemps été le socle de la relation entre une banque et ses clients. C’est pourtant au sein de cette branche d’activité que les BigTech parviennent à se démarquer en proposant des solutions innovantes au travers de plateformes de paiement numérique[5].

A ce jour, les services de paiement représentent la principale gamme d’offre des BigTech. Cette croissance rapide des BigTech au sein de cette branche d’activité les met en concurrence frontale avec les établissements financiers traditionnels.

La Chine est de loin le principal marché des BigTech. En 2016, la part de paiements mobiles via les plateformes de BigTech était équivalente à 16% du PIB chinois (cf. graphique ci-dessous). Au sein des pays émergents[6], les BigTech comptent près de 32 millions d’utilisateurs réguliers à leurs plateformes de paiement mobile.

A contrario, la tendance est plus contrastée au sein du continent européen où les BigTech font face à des solutions de paiement déjà existantes et un cadre réglementaire stricte. Néanmoins la réforme ouvrant la voie à l’open Banking[7] (PSD2)[8] en Union Européenne, adoptée en novembre 2015, favorise le développement des services alternatifs proposés par les BigTech[9].

- Activité de crédit :

Les BigTech profitent de leurs infrastructures technologiques et de leur base de données clients afin de proposer des services de crédit. Elles exploitent les données collectées sur leurs plateformes (e-commerce et réseaux sociaux) pour palier leur manque d’informations relatives aux historiques de crédit, collatéraux et autres éléments traditionnels permettant d’encadrer les activités de crédit.

« Bien que l’activité des BigTech en matière de crédit soit croissante, elle reste néanmoins freinée par les obligations réglementaires afférentes »


Là où les banques traditionnelles analysent essentiellement des historiques de transactions des clients pour prendre une décision d’octroi de crédit, les BigTech sont capables d’utiliser des données plus exhaustives et granulaires émanant de multiples plateformes numériques (ex: informations communiquées sur les réseaux sociaux, habitudes de consommation, requêtes de recherche). Selon la BRI, les sources de données exploitées par les BigTech permettent d’implémenter un crédit scoring plus efficace que celui des banques[10].

Bien que l’activité des BigTech en matière de crédit soit croissante, elle reste néanmoins freinée par les obligations réglementaires afférentes, la complexité des process crédit et les coûts engendrés par l’octroi de crédit (lourde gestion post-octroi).



La stratégie adoptée par les BigTech


La montée en puissance des BigTech au sein du secteur financier met en danger l’hégémonie du modèle de la banque traditionnelle. Elle est susceptible d’entrainer une redistribution significative des parts de marché entre la banque traditionnelle et les BigTech.

Selon la structure de l’économie et du marché qu’elles essaient de pénétrer, les BigTech sont confrontées à deux choix stratégiques :

- Entrer en compétition frontale avec les institutions financières. C’est l’approche la plus commune dans les pays les moins développés et les pays émergents.

- Procéder à une entrée sur le marché via la conclusion de partenariats/d’alliances avec des acteurs traditionnels. C’est l’approche privilégié dans les pays développés.

Hors pays développés, on estime qu’environ 48% de la population dispose d’un compte bancaire (cf. graphique ci-dessous) mais les 2/3 de la population dispose d’un téléphone mobile.

C’est un avantage unique pour les BigTech, qui peuvent ainsi offrir des services financiers en profitant de coûts marginaux assez faible[11] par rapport à ses concurrents du secteur bancaire. L’effet réseau[12] produit également des externalités positives.

A contrario, au sein des économies développées, les BigTech optent le plus souvent pour des stratégies de partenariats /d’alliances[13] avec les institutions financières traditionnelles, compte tenu de la complexité de la maitrise de réglementation bancaire et de la structure plus mature des marchés de ces pays (moindres opportunités pour un nouvel entrant).

Les partenariats entre BigTech et institutions financières font le lien entre deux intérêts réciproques :

- Les BigTech sont en capacité de mettre à disposition des acteurs traditionnels des services et infrastructures technologiques avancés (service cloud, analyse de données).

- Les institutions financières offrent leurs infrastructures, leurs expertises des métiers et de la réglementation, ou encore leurs capacités en matière de gestion des risques.


Les risques pour le système financier


Un essor significatif d’offres portées par les BigTech sur le marché bancaire ne serait pas sans risque pour le système financier. Le métier de « banquier » n’est en effet pas un métier comme un autre, notamment en matière de maîtrise des risques et de contrainte réglementaire. Les risques inhérents aux activités bancaires nécessitent la mise en œuvre de dispositifs de gestion des risques spécifiques.


« L’apparition de nouveaux acteurs non spécialistes du métier de la banque et potentiellement systémique à court terme fait peser un risque inédit sur le système financier »


Ainsi, les BigTech posent aux superviseurs et régulateurs des enjeux différents de ceux posés par les acteurs traditionnels.


Compte tenu de leur force de frappes techniques et de leur assise financière, on peut imaginer que si des acteurs type Facebook ou Amazon décident de prioriser dans leurs stratégies commerciales le lancement de produits bancaires, ils seraient susceptibles de gagner rapidement des parts de marché conséquentes. Dès lors, l’apparition de nouveaux acteurs non spécialistes du métier de la banque et potentiellement systémique à court terme fait peser un risque inédit sur le système financier.


A terme, cette nouvelle concurrence pourrait également poser un problème de concentration du marché sur quelques acteurs seulement. Alors que l’apparition de cette concurrence pourrait dans un premier temps bénéficier aux clients en amenant des services plus innovants et/ou en exerçant une pression à la baisse sur les frais bancaires, à terme cet effet pourrait se révéler négatif s’il se traduisait par l’apparition de situations oligopolistiques.


Le sujet des partenariats banques – BigTech est aussi un vecteur de risque additionnel pour le système financier. En effet, il s’agit d’un nouveau facteur de transmission de risque, d’autant plus important qu’il implique des acteurs non matures dans le secteur financier. Ces dispositifs accroissent la complexité opérationnelle et le risque de propagation en chaîne des risques en situation de crise. Ils complexifient par nature le travail de supervision des autorités nationales et européennes.


Nous avons vu que certaines BigTech proposent à leurs clients des services de crédit. Or, une expansion rapide des crédits accordés par des BigTech poserait un risque significatif pour le système financier. En effet, le processus de distribution de crédit est le fruit d’une expertise robuste de la part des établissements, et l’accord d’un crédit engage un établissement à moyen-long terme, ce qui suppose sa viabilité dans le temps.


Si l’on pousse le raisonnement un peu plus loin, le développement des BigTech dans les services financiers est également de nature à favoriser l’essor de produits financiers digitaux réglementairement peu ou pas encadrés, types cryptomonnaies (ex : Facebook avec le projet Libra). De tels acteurs proposant à leurs clients des cryptomonnaies représenteraient des vecteurs majeurs de risque alors que les régulateurs sont en pleine réflexion quant au cadre à appliquer à ces produits (traitement prudentiel[14], maîtrise du risque opérationnel, maîtrise des risques compliance, etc.).


Enfin, sur le plan géopolitique, pour la France et plus largement l’Europe, il y a un enjeu de souveraineté majeur à voir des acteurs étrangers (notamment américains et chinois) s’accaparer des parts de marché importantes sur les marchés bancaires domestiques.


L’indispensable réponse des superviseurs et des régulateurs


Le rôle des superviseurs et des régulateurs financiers est de veiller à ce que les risques explicités ci-avant soient contenus. Dès lors, se pose le fameux dilemme de la réglementation d’un nouveau secteur : quel cadre réglementaire mettre en place pour maîtriser les risques mais en même temps ne pas nuire à l’innovation / au développement de nouvelles offres qui peuvent être favorables aux clients ?


« Il convient pour les autorités bancaires européennes de réfléchir à un cadre réglementaire équilibré, assurant la protection des consommateurs et, en même temps, ne bridant pas l’innovation potentielle »


En la matière, l’exemple de la réglementation du financement participatif (ou crowdfunding) est très instructif[15]. En effet, le crowdfunding bénéficie en France d’un cadre réglementaire depuis 2014[16]. Certains craignaient que la mise en place de cette réglementation ne freine le développement d’un marché alors en très forte expansion. Mais c’est tout le contraire qui est arrivé : le marché du crowdfunding a explosé et la réglementation a su accompagner ce fort développement tout en donnant plus de sécurité aux épargnants souscrivant des produits de crowdfunding. Alors que ce n’était pas l’objet de la réglementation à la base, la réglementation a fait « muter » le secteur qui est passé « d’amateurs » (au début essentiellement des profils de petits investisseurs particulier) à professionnel (gros investisseurs, forte implication d’acteurs institutionnels par exemple sur October[17]).


Dès lors, il convient pour les autorités bancaires européennes de réfléchir à un cadre réglementaire équilibré, assurant la protection des consommateurs et, en même temps, ne bridant pas l’innovation potentielle amenée par les BigTech.


On peut citer trois enjeux principaux :

- Encadrer strictement le périmètre d’activités qui pourraient être exercées par des acteurs non traditionnels du secteur financier. L’idée est de limiter le risque en autorisant (au moins dans un premier temps) uniquement la commercialisation de produits simple dont la maitrise des risques est accessible à un nouvel acteur.

- Encadrer les modalités de conclusion de partenariats entre banques et BigTech, afin de limiter la complexité opérationnelle et mieux maitriser la chaine de transmission des risques en cas de crise.


- Accroitre les exigences en matière de gestion de la donnée bancaire (qualité de la donnée, protection des données privées, utilisation des données clients, etc.) afin de tenir compte de la puissance de frappe des BigTech en la matière et de favoriser la mobilité des données entre établissements bancaires.


Conclusion


En conclusion, ce papier explore le potentiel des BigTech à se développer fortement dans les services financiers. Les BigTech sont des acteurs pertinents sur ce marché, notamment en raison de leur capacité d’analyse et de traitement de données supérieures à celles des acteurs traditionnels.


Cela dit, et notamment dans les économies les plus avancées, cette concurrence entre BigTech et banques n’est pas nécessairement frontale, mais peut également se faire via le recours à des alliances stratégique, chacun apportant sa compétence : la maîtrise métiers et réglementaires côté banque, les capacités en matière d’analyse de donnée côté BigTech.


Enfin, le développement des BigTech sera étroitement lié au cadre réglementaire qui sera fixé par les régulateurs / superviseurs mondiaux et nationaux. Des réflexions sont déjà en cours sur de nombreux sujets (data analytics, cryptocurrencies, etc.) et devraient permettre d’aboutir à des propositions plus claires dans les mois/années à venir. A suivre !

Restrictions :

Les opinions exprimées dans cet article sont celles des rédacteurs de l'Actu Fin[Tech]

[1] Boursorama (filiale de la Société Générale) compte à fin de 2019 plus de 2 millions de clients : https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/boursorama-gagne-des-clients-mais-creuse-ses-pertes-1184369

[2] Facebook, bientôt la plus grande banque du monde ? : https://www.letemps.ch/economie/facebook-bientot-plus-grande-banque-monde

[3] Liste non exhaustive des BigTech : Alibaba, Amazon, Apple, Baidu, eBay, Facebook, Google, Microsoft, Tecent.

[4] Piège Thucydide : Dans un environnement concurrentiel, le professeur Graham Allison (professeur à la John F. Kennedy School of Government de Harvard) définit un piège de Thucydide lorsqu’une entreprise fait une entrée fracassante dans un nouveau secteur d’activité grâce à son avancée technologique et force les entreprises établies dans ce secteur à revoir leur modèle ou à périr.


[5] Liste non exhaustive des plateformes de paiement numérique : Google pay, Apple pay, Amazon pay, Alipay, PayPal, Facebook payments, WeChat Pay, M-Pesa, Go-Jek, GrabPay


[6] Ici Afrique de l’Est, Egypte et Inde


[7] La banque ouverte permet généralement le partage de données bancaires avec le consentement du client, mais peut ne pas impliquer le même degré du partage des données clients non bancaires par les entreprises BigTech avec les banques (cf.  De la Mano, M et J Padilla (2018), « BigTech Banking », décembre)


[8] https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32015L2366


[9] A long terme ces réformes pourront conduire les BigTech à offrir diverses formes de service de paiement. Par exemple en Juin 2019, Facebook a annoncé sa stratégie pour déployer sa cryptomonnaie Libra.


[10] ABIS Working Papers No 779 : https://www.bis.org/publ/work779.pdf


[11] Les coûts marginaux faibles sont expliqués par le fait que les BigTech disposent déjà de plateformes numériques qui ont bénéficié en amont d’un investissement fixes élevés.


[12] Les effets de réseau sont le pouvoir d’attraction ou la valeur d’un produit, d’un service ou d’une plateforme qui grandit avec le nombre d’utilisateurs ou d’autres parties prenantes.

[13] Exemple du partenariat annoncé entre - Citibank et google : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/google-va-se-lancer-dans-la-banque-avec-citigroup-833013.html - Goldman Sachs et Amazon : https://www.agefi.fr/fintech/actualites/quotidien/20200205/goldman-sachs-amazon-s-interessent-financement-pme-292494

[14] A ce sujet, le comité de Bâle a lancé une consultation « Designing a prudential treatment for crypto-assets »: https://www.bis.org/bcbs/publ/d490.htm

[15] https://acpr.banque-france.fr/autoriser/financement-participatif

[16] https://www.economie.gouv.fr/facileco/cadre-reglementaire-financement-participatif

[17] https://fr.october.eu/preter/institutionnels/



Références


ACPR (2019), « Financement participatif ».


Antoine Verdon, cryptoentrepreneur et investisseur (2019), « Facebook, bientôt la plus grande banque du monde ? », Le Temps.

Basel Committee on Banking Supervision (2020), « Designing a prudential treatment for cryptoassets », Discussion paper.


Bill Streeter (2019), « Five Pivotal Payment Trends Redefining the Banking Landscape », The Financial Brand.

Delphine Cuny (2019), « Google va se lancer dans la banque avec Citigroup », La Tribune.

De la Mano, M et J Padilla (2018), « BigTech Banking ».


Denis Beau – First Deputy Governor of the Banque de France (2019), « Financial regulation and supervision issues raised by the impact of Tech firms on financial services », ESSEC – Centre d’excellence.


Financial Stability Board (2019), « BigTech in finance, market developments and potential financial stability implications ».


Graham Allison, (20 main 2017), « Destined for war: can America and China escape Thucydide’s trap », Houghton Mifflin Harcourt, National Bestseller, P.XVI.

Jon Frost, Leonardo Gambacorta, Yi Huang, Hyun Song Shin and Pablo Zbinden, (2019), « BigTech and the changing structure of financial intermediation », BIS Working Papers No 779, Monetary and Economic Department.

Le portail de l'Économie, des Finances, de l'Action et des Comptes publics, « Le cadre réglementaire du financement participatif ».


Maria Rodriguez Valladares (2019), « BigTech poses a greater threat to financial institutions than Fintech », Forbes.

October, « Une nouvelle classe d'actifs pour les investisseurs institutionnels ».

Pauline Armandet (2020), « Goldman Sachs et Amazon s’intéressent au financement des PME », L'AGEFI.

Romain Gueugneau (2020), « Boursorama gagne des clients mais creuse ses pertes », Les Echos.

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